︎

Exposiciones

Sala Laraña, Facultad de Bellas Artes de la Universidad de Sevilla, comisariada por Mar García Ranedo y Miguel Pablo Rosado (individual, 2021).


exercices minimaux pour un Jardin d’hiver


Chaque époque a la renaissance de l’Antiquité qu’elle mérite

Aby Warburg


Ce projet inscrit son interrogation dans les problèmes soulevés par le rapport entre la réception des images et le récit historique.

L’image, une partie d’un triptyque, est prise par Pierre Petit, le 12 octobre 1888. On peut le trouver dans une petite boite noire nommée « Chili », à la médiathèque du Musée du quai Branly. Le triptyque est composé de trois portraits de trois femmes, et deux d’entre eux suivent les règles de la photographie anthropologique du 19e siècle. Les femmes sont nues, avec la tête haute, les bras baissés, le visage rigide, la bouche bien fermée, et le regard pétrifié. Les femmes posent en suivant à la lettre la dictée de l’anthropologie qui cherchait à « faire voir » son objet d’étude : le sauvage. Dans ces photographies, tout était préparé pour que ces documents deviennent des documents scientifiques, sauf un petit détail : le fond. Les palmiers et les acacias verts à feuilles sombres ne sourient pas à la raison, mais à l’imagination. Ces arbres sont le fond de l’extérieur. En fait, c’est le sceau de l’image qui avertit de la proximité de la scène. C’est par le tampon bleu que l’on sait que la photographie a été prise au Jardin d’Acclimatation de Paris, capitale de l’anthropologie du XIXe siècle. C’est le tampon qui dit que ces femmes ne sont pas dans la jungle, mais dans la cité. Malgré les apparences, il s’agit d’une photographie de la cité. Or, s i, dans les deux premières images, les femmes suivent les règles de l’anthropologie physique, dans la dernière, par contre, il ne s’agit plus du portrait de l’Autre, puisqu’on voit là une seconde altérité, une alterité d’autre nature À savoir : les Grâces. Il est possible que cela soit la première photographie des Charites. Mais plus important est le suivant : c’est la première image (et peut-être l’unique) qui montre les trois Grâces au moyen de trois femmes noires.

ejercicios mínimos para un Jardín de invierno


Toda época tiene el renacimiento de la Antigüedad que merece.

Aby Warburg


Este proyecto interroga los problemas que deja la relación entre la recepción de las imágenes y el relato histórico.

El tríptico fue encontrado en una pequeña caja negra llamada “Chili”, en los archivos antropológicos del Museo du quai Branly, en 2014. Se compone de tres fotografías de tres mujeres desnudas mientras eran exhibidas en el Jardín de Aclimatación de París. Una especie de zoológico, un antropozoológico –como es hoy nombrado por los especialistas– que albergó a tres mujeres, cuyo retrato fue tomado por Pierre Petit el 12 de octubre de 1888. De las tres imágenes, dos siguen las reglas de la fotografía antropológica del s. XIX: las mujeres están desnudas, erguidas, brazos a los costados, mirada al lente. Todo estaba dispuesto para hacer de estas imágenes un documento para la ciencia, salvo por un detalle: el fondo. Y es que las palmeras no son una vegetación para el cálculo sino para la imaginación. Son el cielo del afuera. De hecho, es el timbre que lleva la imagen el que muestra que la escena se desarrolla en París, capital de la antropología decimonónica. Es el sello el que muestra que estas mujeres no están en la selva sino en la ciudad; que, a pesar de las apariencias, se trata de una imagen de ciudad. Sin embargo, si las dos primeras imágenes siguen las reglas de la antropología física, con la última, en cambio, ya no se trata del retrato antropológico porque lo visible es otra alteridad; una alteridad de segunda naturaleza; otro “Otro”. A saber: las Gracias. Es bastante probable que esta sea la primera fotografía de las Cárites. Pero más significativo es esto: es la primera imagen –y quizá la única– que representa a las tres Gracias mediante tres mujeres negras.






 
︎

1









︎

2



  Je désire être ramené vers les dioramas dont la magie brutale et énorme sait m’imposer une utile illusion. Je préfère contempler quelques décors de théâtre, où je trouve artistement exprimés et tragiquement concentrés mes rêves les plus chers : Ces choses, parce qu’elles sont fausses, sont infiniment plus près du vrai ; tandis que la plupart de nos paysagistes sont des menteurs, justement parce qu’ils ont négligé de mentir.

Charles Baudelaire


︎ Cet Exercice se poursuit grâce au soutien du Musée Nicéphore Niépce, Ville de Chalon-sur-Saône

Deseo que me lleven a los dioramas cuya magia brutal y enorme sabe imponerme una útil ilusión. Prefiero contemplar algunos decorados de teatro, donde encuentro artísticamente expresados y trágicamente concentrados mis sueños más queridos. Estas cosas, por ser falsas, están infinitamente más cerca de la verdad; mientras que la mayor parte de nuestros paisajistas son mentirosos, justamente porque se han olvidado de mentir.

Charles Baudelaire


︎ Este Ejercicio se desarrolla con la participación del Museo Nicéphore Niépce, Ville de Chalon-sur-Saône




︎

3

Sala Laraña, Facultad de Bellas Artes de la Universidad de Sevilla, 2021



︎

Exposiciones

Levedades insostenibles. PHEED.eu, Barcelona, España
Flatlanders & Surface Dwellers. 516 ARTS, Albuquerque, NM, Estados Unidos
Humo Blanco/Pan Batido, Festival de las Artes, Valparaíso, Chile
PHEED.EU en Berliner-Liste, Berlín, Alemania



Au bout de l’arc-en-ciel

Les objets photographiés sont des sculptures en os, réalisés dans le Centre de détention Melinka à Valparaiso par des artisans anonymes, des détenus-disparus, pendant la dernière dictature militaire au Chili. Actuellement, ils font partie de la collection d’objets du Musée de la Mémoire et des Droits humains au Chili (Museo de la Memoria y de los Derechos humanos en Chile).  
Al final del arcoíris

Los objetos fotografiados son esculturas de hueso, realizados en el Centro de detención Melinka, en Valparaíso, por artesanos desconocidos,  detenidos desaparecidos, durante la última dictadura militar en Chile. Actualmente, son parte de la colección de objetos del Museo de la Memoria y los Derechos humanos en Chile.




Festival de las Artes de Valparaíso, 2012

 
︎

Exposiciones

"La fórmula emotiva". Espacio Laraña, Facultad de Bellas Artes. Universidad de Sevilla, 2021

Y como congeladas carcasas
nuestras bocas parecían
aún gritar bajo los témpanos


Raúl Zurita, El país de hielo II



 Phrases pour l’histoire du Chili

Ces images se situent entre deux évènements : le pavillon du Chili lors de l’exposition universelle de Séville en 1992, qui a abrité un iceberg de 60 tonnes provenant de Bahía paraíso, et qui compte comme la première manifestation publique chilienne depuis le retour de la démocratie, et les troubles sociaux et les grandes manifestations qu’a connu le pays en 2019.


frases para la historia de Chile


Estas imágenes se posan entre dos acontecimientos: el pabellón de Chile en la exposición universal de Sevilla en 1992, que albergó un iceberg de 60 toneladas provenientes de Bahía paraíso, y que cuenta como la primera aparición pública del país en democracia, y el Estallido Social de 2019. 

 






︎

Ces corps qui comptent

Ces corps qui comptent est une série basée sur le livre éponyme de Judith Butler. Elle se compose de 8 photographies d’1,15X1,45 m chacune, de jeunes entre 18 et 25 ans appartenant à des groupes de reprises de groupes musicaux de Corée du Sud (K-Pop). Les photographies ont été réalisées avec un appareil grand format et un objectif macro, exacerbant ainsi les détails de la peau. Poils, taches de rousseur, cicatrices, rides d’expression, maquillage, tous ces détails acquièrent des dimensions significatives dans l’image.
Cuerpos que importan

Cuerpos que importan es una serie basada en libro de Judith Butler del mismo nombre. Se compone de 8 fotografías, de 1,15X1,45 m cada una, de jóvenes de entre 18 y 25 años, pertenecientes a bandas tributos de grupos musicales de Corea del Sur (K- Pop). Las fotografías fueron realizadas con una cámara de gran formato, utilizando un lente macro, exacerbando así los detalles de la piel. Pelos, granos, cicatrices, líneas de expresión, maquillaje. Todos estos detalles adquieren dimensiones significativas en la imagen. 

Exposiciones

Museo de la Solidaridad Salvador Allende, Santiago, Chile (individual, 2011)
De madonna a Madonna, Centro Cultural Matucana 100, Santiago, Chile
Visiones Territoriales, Centro Cultural Palacio La Moneda, Santiago, Chile
II Antología de Fotografía Joven, Museo de Arte Contemporáneo, Santiago, Chile
V Mulier Mulieris, Museo de la Universidad de Alicante, Alicante, España






Museo de la Solidaridad Salvador Allende, 2011


Une série de photographies qui oscillent dans l’ambiguïté constituée par des signes qui se refusent à appartenir éternellement à certaines catégories particulières, qui empruntent leurs identités et posent à l’instant où se déclenche l’appareil photo. “Ces corps qui comptent” est un jeu de travestissement qui, pendant un moment, génère de la confusion et provoque le regard. Il neutralise la lecture de ce qui se montre comme réel, comme l’image de notre propre identité sexuelle, offre de fausses échappatoires et des connexions mortes avec la réalité. C’est une question ouverte au sein de la moralité visuelle d’une culture qui, discrètement et progressivement, tente de dépasser les limites de son propre langage.

Ces images s’offrent comme des points morts, comme un ensemble d’éléments qui ne peuvent être ramenés à la réalité comme un système ou une totalité formelle, puisqu’ils ne partagent rien en dehors du simple fait d’être à l’intérieur du même cadre photographique. Une caractéristique sans une forme linguistique qui le contienne. Un visage qui n’a pas de place dans notre imaginaire culturel, ni dans ses structures légales, ni dans sa constitution morale, mais qui tout à la fois séduit et exige sa place dans le monde.

Claudio Pizarro, texte d’exposition MSSA*


︎


Exposiciones

Balmaceda Arte Joven, Valparaíso, Chile (individual, 2014)
Territorios Fronterizos, Centro Cultural Matucana 100, Santiago, Chile
Aesthetica Art Prize, York St Mary’s, York, Inglaterra
Sangre en el ojo, Parque Cultural de Valparaíso, Valparaíso, Chile
NODOS/Relaciones de Identidad, Festival de las Artes ARC, Coquimbo, Chile
Estallidos/Territorio - Cuerpo/Conflicto, Museo de Arte Contemporáneo, Santiago, Chile


541 jours

Les images ont été prises en studio pour être ensuite modifiées digitalement à l’aide de montages. Chaque visage est la résultante d’au moins cinq autres visages, comme le proposait Francis Galton en 1870 avec ses portraits composés qui cherchaient à reconstituer le visage du criminel. Après l’invention de ce montage, Galton a développé un nouveau système d’identification : l’empreinte digitale.

541 jours nait en réponse à la création de la “Loi de renforcement de l’ordre public” (Ley que Fortalece el Resguardo del Orden Público), qui comprenait des peines d’emprisonnement allant de 541 jours à 3 ans pour qui porterait une cagoule ou se cacherait le visage pendant les manifestations. Elle cherchait également à criminaliser les manifestations publiques. Cette proposition de loi fut rejetée par la Chambre des Députés en 2013 car, d’après les déclarations de ses membres, elle portait atteinte aux valeurs de la démocratie. Le 19 aout 2019, ce projet a de nouveau été présenté au Congrès.


541 días

Las imágenes fueron tomadas en estudio y luego modificadas digitalmente, mediante montajes. Cada rostro resulta de la superposición de cinco o más rostros, tal y como lo propuso Francis Galton, en 1870, con sus retratos compuestos que buscaban dar con el rostro del criminal. Luego de la invención de este montaje, Galton desarrolló un nuevo sistema de identificación: la huella digital.

541 días nace como respuesta a la creación de la “Ley que Fortalece el Resguardo del Orden Público”, que buscaba encarcelar desde 541 días hasta 3 años de presidio a quienes portaran una capucha durante las manifestaciones, así como penalizar las manifestaciones públicas. La propuesta fue rechazada por la Cámara de Diputados el año 2013, según se dijo, por atentar contra los valores democráticos. El 19 de agosto de 2019 el proyecto volvió a ser presentado al Congreso. 



Aesthetica Art Prize, 2014. 
Créditos: Jim Poyner / www.jimpoyner.co.uk


Claudio Pizarro

Texte d’exposition :
Musée d’Art Contemporain du Chili
Balmaceda 1215


Analyser des portraits et reconnaitre leurs traits communs, révéler les clés qui émergent en superposant une photographie sur une autre, une extraordinaire précision et une organisation méthodique dans le procédé. Rien de tout cela ne fut suffisant pour que, dans la seconde moitié du 19e siècle, Francis Galton réussisse a trouver le visage type du crime / du criminel.

Aujourd’hui, au Chili et depuis le pouvoir politique, une nouvelle image du sujet violent et antisocial s’impose. Il n’est plus désormais nécessaire de posséder certains traits du visage pour y être identifié. Maintenant, le seul fait de cacher son visage avec une cagoule suffit. Le pouvoir est arrivé à créer un portrait commun qui symbolise ce lieu imaginaire qui doit être rejeté et réprimé, sans se poser de questions, sans laisser de place aux interprétations. La place de “l’autre politique” se voit renforcée par l’habit de “l’autre social” qui reproduit son image dans les médias. L’image de l’action antisociale prétend occulter l’image de la réaction face à l’inconsistance d’une société qu’il est seulement possible de retrouver dans les discours.

Claudio Pizarro

Texto de exposición:
Museo de Arte Contemporáneo de Chile
Balmaceda 1215

Analizar retratos y reconocer sus rasgos comunes, develar las claves que emergen al superponer una fotografía sobre otra, una extraordinaria precisión y organización metodológica en el proceso. Nada de esto fue suficiente para que Francis Galton en la segunda mitad del s. XIX lograse dar con el rostro tipo del crimen.

Hoy en Chile desde el poder político se impone una nueva imagen para retratar al sujeto violento y su conducta antisocial. Ya no son necesarios rasgos comunes en el rostro para crear este nuevo tipo, ahora el rasgo común es el acto de ocultarlo con una capucha. El poder logró crear un retrato común que simboliza ese lugar imaginario que debe ser repudiado y reprimido, sin preguntas, sin espacio a las interpretaciones. El lugar del otro político se enaltece con vestiduras del otro social reproduciendo